Callbot, voicebot, agent vocal IA : trois mots, une chose, et laquelle vous concerne

Par Bruno Vigné, fondateur d'Appellia · Publié le · Mis à jour le

Un callbot est une intelligence artificielle qui tient une conversation au téléphone ; un voicebot est la même technique sur tout support où l'on parle : téléphone, application, borne ou enceinte. Agent vocal IA, réceptionniste IA et standard IA désignent la même famille avec d'autres mots : ceux des centres d'appels pour callbot et voicebot, ceux des petites entreprises pour réceptionniste ou assistante.

Callbot, voicebot, agent vocal IA, assistant vocal, réceptionniste IA, standard IA : six noms circulent pour désigner une intelligence artificielle qui parle au téléphone. Ils ne décrivent pas six produits différents. Ils viennent de mondes différents, et chacun sous-entend une taille d'entreprise, un volume d'appels et une façon de vendre.

Cet article traduit le vocabulaire. Il dit d'où vient chaque mot, ce qu'il laisse entendre, et lequel correspond à ce qu'un artisan, un cabinet ou un commerce cherche vraiment : quelqu'un qui décroche quand il ne le peut pas.

Qu'est-ce qu'un callbot ?

Un callbot est un programme d'intelligence artificielle qui tient une conversation au téléphone. Il décroche, écoute une demande formulée librement, répond, et agit dans un cadre fixé à l'avance : donner une information, poser un rendez-vous, prendre un message, transférer l'appel à la bonne personne. Certains passent aussi des appels sortants, pour rappeler un rendez-vous ou mener une courte enquête.

Le mot vient de l'anglais call, l'appel, et de bot, le robot. Il s'emploie surtout dans les centres d'appels et le service client des grandes entreprises, où il sert à absorber le volume : les questions qui reviennent cent fois par jour.

Qu'est-ce qu'un voicebot ?

Un voicebot est un programme qui dialogue par la voix, sur n'importe quel support : le téléphone, mais aussi une application, un site web, une borne ou une enceinte connectée. C'est un chatbot qui parle au lieu d'écrire.

Le voicebot est donc la famille, et le callbot son membre téléphonique. Un callbot est toujours un voicebot ; un voicebot n'est pas toujours un callbot.

Callbot ou voicebot : quelle différence ?

D'où viennent ces mots

« Bot » vient de robot, et les premiers bots parlaient par écrit : les chatbots des sites web, qui répondent dans une petite fenêtre. Quand la même technique est passée à la voix, on a dit voicebot ; quand elle a été branchée sur le téléphone, callbot. Ces deux mots sont nés dans les centres d'appels, chez des entreprises qui reçoivent des milliers d'appels et cherchent à en automatiser une partie : suivi de commande, horaires, mot de passe oublié.

« Agent vocal IA » est plus récent. Il vient des éditeurs de modèles d'intelligence artificielle et des plateformes qui permettent d'en construire : un agent est un programme qui comprend, décide et agit, et « vocal » précise qu'il le fait en parlant. C'est le mot des développeurs et des intégrateurs.

« Assistante vocale », « réceptionniste IA », « standard IA » viennent d'ailleurs : du langage des petites entreprises, qui ne parlent ni de robots ni d'agents, mais de quelqu'un qui répond au téléphone. Ce sont les mots du besoin, pas ceux de la technique.

Le tableau : ce que chaque mot sous-entend

Le motD'où il vientCe qu'il sous-entendÀ qui il parle
ChatbotLes sites webUne conversation écrite, pas le téléphoneLe service client en ligne
VoicebotLes centres d'appelsUn chatbot qui parle, souvent pour des tâches répétitivesLes grandes entreprises, les intégrateurs
CallbotLes centres d'appelsUn voicebot branché sur le téléphone, pour absorber du volumeLes grandes entreprises, les opérateurs
Agent vocal IALes éditeurs d'IAUn programme qui comprend, décide et agit par la voix, à construire ou à configurerLes développeurs, les PME équipées
Assistante vocale, réceptionniste IA, standard IALes petites entreprisesQuelqu'un qui décroche à votre place, prêt à l'emploiLes artisans, cabinets, commerces

Comment fonctionne un callbot, quel que soit le mot

Sous tous ces noms, la même chaîne : une reconnaissance de la parole qui transforme la voix en texte, un modèle de langage qui comprend et décide quoi répondre, une synthèse vocale qui transforme la réponse en voix, et une ligne téléphonique qui porte le tout. Les différences entre produits ne sont pas dans les mots, elles sont dans ce qu'on a mis autour : les consignes, les outils (l'agenda, le transfert), les règles, et la qualité de chaque maillon.

Le pilier consacré à l'agent vocal IA décrit cette chaîne en détail et ses limites. Ici, ce qui compte est ailleurs : le mot choisi par un vendeur dit à qui il s'adresse, et donc si son produit est fait pour vous.

Callbot et SVI : la différence qui compte pour l'appelant

Le serveur vocal interactif, ou SVI, est le menu du standard : « tapez 1 pour le service commercial ». Il ne comprend rien, il attend une touche, et l'appelant doit faire entrer sa demande dans une des cases proposées. Le callbot, lui, pose une question ouverte et comprend la réponse, dite avec les mots de l'appelant.

Un SVI dont l'annonce est lue par une voix de synthèse reste un SVI. La question qui tranche est simple : l'appelant peut-il dire ce qu'il veut, sans menu, et obtenir une réponse ?

Ce que fait un callbot : les usages les plus fréquents

Selon la taille de l'entreprise, un callbot fait tout ou partie de la liste ci-dessous. Pour une petite entreprise, les trois premiers usages suffisent presque toujours : décrocher quand personne ne le peut, prendre le rendez-vous ou le message, et faire passer l'urgence.

Comment savoir si vous parlez à un callbot

Le plus simple : un callbot sérieux le dit dès sa première phrase. Se présenter comme une intelligence artificielle est une obligation de transparence, et une marque de respect pour l'appelant.

Quand il ne le dit pas, quelques indices le trahissent : des réponses qui arrivent toujours au même rythme, une voix sans hésitation ni bruit de fond, une conversation qui revient poliment au même sujet. Et la question directe reste la meilleure : « Suis-je en train de parler à un robot ? ». Un callbot honnête répond oui.

Combien coûte un callbot

Deux mondes, deux façons de payer. Dans un centre d'appels, un callbot est un projet : paramétrage, intégration aux outils de l'entreprise, puis une facturation à l'appel, à la minute ou par licence. Pour une petite entreprise, il existe des offres prêtes à l'emploi, à l'abonnement mensuel, sans intégration à construire.

Cet article n'affiche aucun montant : les tarifs changent, et seule la page de chaque offre fait foi. Ceux d'Appellia sont sur sa page des tarifs, en forfait mensuel avec des minutes incluses ou à la minute.

Lequel vous concerne

Les questions qui valent pour tous les mots

  1. Se présente-t-elle comme une intelligence artificielle à l'appelant ? C'est une obligation, et un signe de sérieux.
  2. Que fait-elle quand elle ne sait pas ? Elle transfère, elle prend un message complet, ou elle invente ? Seules les deux premières réponses sont acceptables.
  3. Que reçoit-on après l'appel ? Un compte rendu écrit avec le nom, le motif, l'urgence et la transcription, ou un simple journal ?
  4. Que faut-il installer ? Rien, un renvoi d'appel, une application, une intégration ? Plus c'est lourd, moins c'est fait pour une petite entreprise.
  5. Qu'est-ce qui est compris dans le prix, et qu'est-ce qui est en plus ?

Ce que le mot ne dit jamais

Aucun de ces mots ne dit si la voix est naturelle, si la réponse arrive vite, si l'assistante comprend un accent ou un nom de rue, ni comment elle gère un appelant pressé. Ça ne se lit pas dans une fiche : ça s'écoute, en appelant pendant un essai, avec de vraies questions.

Aucun ne dit non plus ce qu'elle ne fera pas. Une bonne page l'écrit : pas de diagnostic, pas de prix inventé, pas de décision hors des consignes, pas de service d'urgence. Une page qui ne liste aucune limite en a autant que les autres ; elle ne les dit pas.

Comment Appellia se place

Appellia emploie les mots des petites entreprises, parce que c'est à elles qu'elle s'adresse : une assistante vocale, une réceptionniste IA, un standard IA. Techniquement, c'est un agent vocal ; on pourrait dire callbot, mais personne n'appelle sa secrétaire ainsi. Elle décroche votre ligne quand vous ne le faites pas, se présente comme une intelligence artificielle, prend le rendez-vous si l'agenda est connecté, transfère selon vos règles et vous rend compte par écrit. Elle ne fait que décrocher : elle ne passe pas d'appels de prospection.

Questions fréquentes

Callbot et voicebot, c'est la même chose ?

Presque. Un voicebot est un robot conversationnel qui parle ; un callbot est un voicebot branché sur le téléphone. Les deux mots viennent des centres d'appels et désignent en général des outils pensés pour de gros volumes d'appels répétitifs.

Un agent vocal IA, c'est plus avancé qu'un callbot ?

Pas nécessairement. « Agent vocal IA » est le mot des éditeurs de modèles d'intelligence artificielle : un programme qui comprend, décide et agit par la voix. Un callbot moderne en est un. La différence est dans le vocabulaire et le public visé, pas dans une hiérarchie technique.

Pourquoi tant de noms pour le même service ?

Parce qu'ils viennent de mondes différents : les sites web (chatbot), les centres d'appels (voicebot, callbot), les éditeurs d'IA (agent vocal), et les petites entreprises (assistante, réceptionniste, standard). Chaque monde nomme la chose avec ses propres mots, et chaque mot laisse entendre à qui le produit est destiné.

Comment savoir si une offre est faite pour une petite entreprise ?

Regardez le vocabulaire et l'installation. Une offre qui parle de callbots, d'intégration et de volumes s'adresse à des centres d'appels ; une offre qui parle d'assistante ou de réceptionniste, qui s'installe par un renvoi d'appel et qui affiche son prix, s'adresse aux artisans, cabinets et commerces.

Comment savoir si l'on parle à un robot au téléphone ?

Un callbot sérieux se présente comme une intelligence artificielle dès sa première phrase : c'est une obligation de transparence. Sinon, la question directe reste la meilleure : demandez-lui s'il est un robot. Un callbot honnête répond oui.

Qu'est-ce qui distingue vraiment deux offres, si le mot ne le dit pas ?

Ce qu'il y a autour de la technique : les consignes qu'on peut lui donner, les outils (agenda, transfert), les règles, le compte rendu, la transparence sur l'IA, les limites écrites, et ce que comprend le prix. Et ce qui s'entend pendant un essai : la voix, la vitesse, la compréhension.

Essayez avec vos propres appels

7 jours d’essai gratuit, un numéro fourni, votre numéro à vous ne change pas, et décrocher vous-même garde toujours la main.

Le guide complet

À lire aussi